Projet journalisme

A la découverte du métier de vétérinaire

Par GUILLAUME SALEIX, publié le mercredi 17 octobre 2018 10:16 - Mis à jour le jeudi 18 octobre 2018 08:36
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Durant la première session de cette nouvelle année scolaire, les élèves de l'atelier relais ont profité de leur projet journalisme pour aller interviewer un vétérinaire !

Il y a actuellement 8 salariés dans la clinique vétérinaire que nous avons visitée (2 femmes de ménage, 4 assistants vétérinaires, 2 vétérinaires salariés) en plus des 3 vétérinaires associés qui gèrent la clinique.

Nous avons rencontré Nicolas WOJCICKI qui est vétérinaire pour lui poser nos questions.

Monsieur WOJCICKI nous a expliqué qu’il ne soigne pas tous les animaux. Il soigne surtout des chiens et des chats, et de plus en plus aussi les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) : tortue, furet ou lapin par exemple. L’animal le plus original dont le vétérinaire s’est occupé  est un Pogona  (une sorte de lézard).

Les outils utilisés pour le métier sont : un stéthoscope, un thermomètre, une table de pesée, une seringue, etc. et tout le matériel pour la chirurgie.

Le vétérinaire nous a expliqué qu'il y a pour lui différents types de propriétaires d’animaux :

  • ceux pour qui l'animal est un « utilitaire », chien de chasse par exemple, ils les soignent rarement quand les coûts sont élevés.
  • ceux pour qui l'animal est un compagnon, chien domestique, ils sont prêts à les soigner mais à des prix raisonnables.
  • ceux pour qui l'animal est comme un membre de la famille, ils sont prêts à payer de grosses sommes pour les soins.

Quand des animaux meurent, ils sont stockés en chambres froides avant d’être incinérés car il est de plus en plus compliqué de les enterrer.

Nous avons demandé au vétérinaire s’il lui arrivait de faire des erreurs dans son métier. Il nous a répondu que si quelqu’un dit qu’il n’a jamais fait d’erreur alors c’est un menteur. Donc lui aussi peut faire des erreurs, comme tout le monde.

Les animaux ont généralement très peur de venir chez le vétérinaire, c’est très fréquent. Les animaux émettent des phéromones quand ils ont peur. Du coup les animaux qui arrivent devant la clinique les sentent et peuvent avoir peur eux aussi. Avant de venir dans la clinique vétérinaire il ne faut surtout pas caresser son chien parce que ça lui dit qu’il a raison d’avoir peur.

Le vétérinaire nous a expliqué que tous les animaux peuvent être dangereux. Il doit prendre des précautions avec  les chats par exemple. Dans tous les cas si on s’occupe d’un animal qui n’est pas le nôtre il faut toujours se méfier. Il n’est pas obligatoire de faire du dressage pour être vétérinaire mais le fait d’avoir des animaux chez soi permet de voir comment les animaux fonctionnent.

Le vétérinaire nous a dit qu’il a deux chats et un chien chez lui. Il nous dit qu’il a un chat qui est née dans sa propre clinique, il a aussi un autre chat de race, un abyssin et un chien, un doberman.

Une consultation chez le vétérinaire coûte environ 30€ à 40€, une vaccination peut aller jusqu’à 80€, pour les blessures graves le prix peut aussi vite augmenter.

Le vétérinaire nous a dit qu’il était bien rémunéré mais cela s’explique par le temps qu’il consacre à son travail. Les horaires sont compliqués car il faut travailler la nuit et le week-end donc ça n’intéresse pas tous les vétérinaires ; certains veulent par exemple plus de temps libre. Ce vétérinaire travaille la nuit pour les urgences et pour les animaux hospitalisés à la clinique. Ils sont trois à se relayer pour faire les gardes (1 nuit sur 3 et 1 week-end sur 3). 3 à 8 fois chaque nuit des personnes viennent à la clinique avec leurs animaux.

Monsieur WOJCICKI travaille entre 60 et 80 heures en une semaine, c’est presque deux fois plus que pour certains autres métiers. Comme toutes les personnes qui travaillent à leur compte, en plus du travail avec les animaux il faut aussi s’occuper de la clinique, de la gestion des salariés. Tout ça prend aussi du temps.

 

Un article rédigé par Lucas, Nicholas et Raphaël (élèves en classes de 4ème), accompagnés par Guillaume VIGER (CEMEA de Normandie).

Le making of :

Lucas : La clinique vétérinaire des Bruyères est à côté du Zénith. Nous sommes allés à la clinique en prenant le bus pendant environ 25 minutes, puis nous avons marché 10 minutes. Nous avons été très bien accueillis, c’était intéressant, mais je ne voudrais pas faire ce métier de vétérinaire car il faut beaucoup d’études puis en plus je n’aime pas le sang.

Raphaël : La sortie m’a fait ouvrir les yeux sur le métier que je veux faire plus tard et ça m’a beaucoup plu !

Nicholas : J’ai bien aimé la sortie à la clinique, mais ça a pris du temps pour y aller. C’était bien une fois qu’on est arrivés, Monsieur WOJCICKI nous a bien accueillis, nous sommes allés dans sa salle de consultation et nous lui avons posé toutes nos questions. Il nous a répondu clairement.